« Ils m'ont tué, moi et toute ma famille, sur une colline du Rwanda en avril 1994. J'avais quinze ans. Je ne suis pas mort. »
Révérien Rurangwa, jeune rescapé du génocide rwandais.
Rapatrié en Suisse en 1994, Révérien Rurangwa n’a toujours pas obtenu les papiers d’établissement définitif. Soutenu par le Canton de Neuchâtel, l'Office fédéral des migrations lui donne cependant un préavis négatif quant à l'octroi d'un permis humanitaire.
En tant que Conseiller national et communal, je suis frappé de cette décision et je travaille avec d’autres parlementaires pour que Révérien puisse être entendu.
Révérien, sans famille, génocidé, risquant encore sa vie au Rwanda, a vu sa demande d'asile se faire rejeter et se verra peut-être également refuser le permis humanitaire. Mais alors qui donc y a droit ?
Refuser ce permis à Révérien serait criminel au vu de son parcours mais aussi face à la mémoire de toutes les victimes, de toutes celles et de tous ceux qui n’ont pas échappé à la mort. Notre devoir est de ne pas oublier et de redonner l’espoir, de permettre à la vie de reprendre le dessus. Révérien a des projets, il lutte pour rendre hommage aux victimes, se bat pour la justice, pour redonner un nom à l’humanité. Soutenons-le et mobilisons-nous.